À tout jamais
lu du 24 au 28 mai 2026, sous une chaleur caniculaire
« Just because someone hurts you doesn't mean you can hurt others. »
J'attendais ce livre.
J'avais lu Jamais plus deux ans plus tôt et, entre-temps, il y avait eu le film. Un film que j'ai vu cinq ou six fois.
Alors quand j'ai ouvert À tout jamais, je connaissais déjà ces personnages autrement.
Lily avait le visage de Blake Lively dans ma tête. Atlas et Ryle avaient eux aussi leurs visages, leurs voix, leurs gestes. J'avais encore le premier livre en mémoire, le film par-dessus, et j'avais surtout très envie de savoir ce qui allait arriver ensuite.
Je l'ai lu en quatre jours.
Je n'arrivais plus à m'arrêter.
Parce que Jamais plus se termine sur une décision énorme. Lily part. Elle décide que ce qu'elle a vécu s'arrêtera avec elle.
Seulement, partir ne fait pas disparaître Ryle.
Ils ont une fille ensemble. Il sera toujours quelque part dans sa vie. Il y a encore sa jalousie, sa colère, particulièrement quand Atlas revient dans celle de Lily. Il faut continuer à lui parler, poser des limites, protéger ce qu'elle est en train de reconstruire.
Et je crois que c'est ça que j'avais besoin de lire.
L'après.
Parce qu'on parle beaucoup du courage qu'il faut pour quitter quelqu'un. Beaucoup moins de tout ce qui arrive une fois qu'on l'a fait.
Lily doit apprendre à vivre avec sa décision. À ne plus organiser sa vie autour des réactions de Ryle. À accepter aussi qu'elle puisse avoir envie d'une autre histoire.
Et cette autre histoire, c'est Atlas.
J'aimais déjà énormément leur lien dans Jamais plus. Ici, j'ai aimé pouvoir entrer davantage dans son histoire à lui, comprendre ce qu'il porte, ce que Lily représente depuis toutes ces années et ce qu'il veut construire avec elle.
Il y a quelque chose de beaucoup plus doux entre eux.
Après Ryle, ça se ressent encore plus.
Lily n'a pas besoin de surveiller chaque mot ou d'essayer de deviner quelle version de l'homme qu'elle aime elle va retrouver. Avec Atlas, elle peut avancer sans cette peur constamment posée quelque part derrière elle.
Ça paraît presque simple écrit comme ça.
Ça ne l'est pas.
Parce qu'elle ne devient pas soudainement une autre femme sous prétexte qu'elle a quitté Ryle. Ce qu'elle a vécu existe encore. Ryle existe encore. Les conséquences existent encore.
Elle avance avec tout ça.
Et finalement, c'est peut-être ce que cette suite m'a laissé de plus fort.
Jamais plus m'avait beaucoup parlé du moment où on décide que quelque chose doit s'arrêter.
À tout jamais m'a montré ce qui vient après.
Le moment où il faut recommencer à faire confiance à ses propres choix. Accepter une relation qui ne fait pas peur. Arrêter de croire que le chaos est forcément une partie de l'amour.
Et se donner enfin le droit d'être heureuse sans attendre que quelqu'un d'autre nous en donne la permission.
