← Bibliothèque

Attrapez le livre pour le retourner et lire la quatrième de couverture.

Penelope Ward & Vi Keeland

Playboy Pilot

« On pourrait décrire chaque moment de la vie par une chanson des Beatles. »

Penelope Ward & Vi Keeland

Quand je pense à Playboy Pilot, je vois d'abord Carter.

Carter et un avion.

En même temps, tout est un peu dans le titre. Un beau gosse, pilote de ligne, charmeur, sûr de lui, avec sa réputation de playboy qui le précède partout où il va.

Mais comme souvent avec ce genre de personnage, je savais qu'il y avait autre chose derrière.

Le beau gosse qui enchaîne les conquêtes et qui semble prendre la vie comme elle vient, c'est ce qu'on voit en premier. Ce n'est jamais vraiment ce qui m'intéresse le plus.

Ce que j'aime, c'est le moment où le personnage commence à se fissurer un peu.

Et avec Carter, je savais que ça finirait par arriver.

Puis il y a Kendall.

Ils se rencontrent dans un aéroport alors qu'elle ne sait même pas vraiment où elle veut aller. Lui lui suggère une destination et elle découvre ensuite que le type qu'elle vient de rencontrer est en réalité le pilote de son avion.

Rien que là, dans la vraie vie, mon cerveau aurait déjà déclenché quinze alarmes.

Parce que pardon, mais partir à l'autre bout du monde avec un homme que je viens de rencontrer ?

Il peut être pilote, beau gosse, drôle et avoir le sourire le plus rassurant de la planète, moi je regarde beaucoup trop de séries et de films policiers pour trouver ça totalement normal.

Ça se trouve, c'est un meurtrier.

Dans un livre, par contre ?

Évidemment que j'ai adoré.

C'est même une grosse partie de ce qui me reste de Playboy Pilot : cette impression de voyager avec eux.

Ils se connaissent à peine et pourtant ils passent d'un endroit à l'autre, découvrent des pays ensemble, vivent des situations improbables et apprennent à se connaître au milieu de tout ça.

Ça fait rêver.

Il y a quelque chose de complètement irréaliste dans le fait de tout laisser de côté et de suivre presque sur un coup de tête quelqu'un qu'on vient de rencontrer. Mais c'est justement aussi pour ça que j'aime lire ce genre d'histoire.

Je n'ai pas besoin d'avoir envie de le faire moi-même pour aimer l'idée pendant quatre cents pages.

Et puis Carter a les Beatles.

Ça, je ne l'avais pas oublié.

Les chansons sont partout avec lui. Elles accompagnent les moments, ses émotions, sa manière de regarder ce qui lui arrive. Je me rappelle même de lui avec le micro dans l'avion, et c'est typiquement le genre de détail qui me fait sourire des années après.

Ce qui est assez drôle, c'est que j'avais oublié certaines choses beaucoup plus importantes de l'histoire.

Mais pas ça.

Pas Carter.

Pas l'avion.

Pas les Beatles.

Pas cette sensation d'être constamment en mouvement avec eux.

Et finalement, c'est peut-être ça que ce livre m'a laissé.

Pas forcément un grand message à retenir ou une réflexion qui me poursuit encore des années plus tard.

Plutôt une sensation.

Celle d'une histoire qui m'a embarquée quelque part.

Une rencontre improbable dans un aéroport, un homme dont je savais qu'il était plus compliqué que son numéro de playboy, une histoire d'amour et quelques destinations où je n'avais rien demandé à aller.

Et pendant quelques centaines de pages, je suis montée dans l'avion avec eux.

Même si, soyons très clairs, dans la vraie vie je serais probablement restée dans le terminal.